Affichage des articles dont le libellé est esclavage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est esclavage. Afficher tous les articles

28 mai 2025

Daech et les enfants : le conditionnement et l'exploitation par l'État Islamique


Description : "Depuis l’instauration de ce que le groupe terroriste appelle son ""califat"" en juin 2014, D**ch mène une politique systématique d’embrigadement d’enfants soldats. Les ""lionceaux du califat"", parfois de très jeunes enfants, sont contraints de rejoindre ses rangs, formant une nouvelle génération de jihadistes mis en scène dans les vidéos de propagande. En Irak, Sofia Amara, journaliste à l’agence Capa, en a rencontré certains, sortis de l’enfer de l'embrigadement. Ils racontent leur vie de jeunes combattants enrôlés de force, traumatisés par la violence des actes qu’ils ont commis. Ce reportage réunit des témoignages bouleversants montrant comment l'organisation terroriste traite les enfants issus des minorités, entre asservissement et exploitation sexuelle. Vendues ou échangées, des petites filles alimentent un marché aux esclaves au cœur de D**ch. Des réseaux de résistants s’organisent et tentent de sauver ces enfants prisonniers. Sofia Amara les a rencontrés et a suivi leurs opérations d'exfiltration. Qu’adviendra-t-il de cette génération perdue ? Doit-on traiter les enfants soldats comme des victimes ou des bourreaux ? Comment ramener ces enfants meurtris à la vie ?"
 Première Diffusion le 11/05/2017 Un film de Sofia Amara
https://www.youtube.com/watch?v=gUxSZ9hjqVE&t=226s

 Je lui disais "c'est juste une petite fille". Il répondait : "non, ce n'est pas une petite fille, c'est une esclave. Et elle sait très bien comment avoir des rapports sexuels."" Assurant que "ces rapports sexuels satisfont Dieu " confie-elle au New York Times qui consacre un long papier à la " théologie du viol " par l'État islamique.

https://madame.lefigaro.fr/societe/comment-letat-islamique-a-instaure-une-theologie-du-viol-140815-97771

"Les équipes de Grand Angle-7 jours ont rencontré au Kurdistan irakien des femmes yézidies enlevées au cours de l’été 2014 puis utilisées depuis comme esclaves sexuelles ou esclaves domestiques. Vendues au marché aux esclaves ou mises aux enchères sur les réseaux sociaux, elles connaissent l'enfer. "Il me disait 'notre religion accepte que l'on viole les yézidies, nous on est musulmans on a une vraie religion, vous vous n'en n'avez pas", confie Nayan."
https://youtu.be/HKt8JJgg_N4?si=KgqmR1ERYIva1yJk

"Des écoles du djihad ont été ouvertes dans les grandes villes tenues par Daech en Syrie et en Irak. L’Etat Islamique y entraîne des enfants à devenir de futurs combattants..
Ces apprentis soldats sont appelés « les lionceaux du Califat ». Parmi eux, des enfants emmenés par leurs parents, dont de nombreux Français, mais aussi des membres de minorités religieuses, kidnappés et radicalisés de force.
Plusieurs vidéos de propagande ont été diffusées, mais jusqu’à aujourd’hui aucun enfant passé par ces centres d’entraînement n’avait été interviewé à la télévision.
Rares sont ceux qui échappent à leurs bourreaux. Mais il y en a, et PAPILLON les a rencontrés. Plusieurs d’entre eux racontent leur calvaire et comment ils ont été entraînés sous la contrainte.
Parmi eux, Fahrad, 14 ans, et Sehrad, 10 ans, deux frères dont le retour à la vie est dur."
#Reportage​ #Documentaire
https://youtu.be/O7RnpDLiqoM?si=ezeDeZ6JTg9vIbkr

Chantage, manipulations, racket, corruption, banditisme, piratage, entrisme, lobbying, esclavage sexuel, conditionnement meurtrier, meurtres de masse, assassinats de familles entières pour soumission d'un seul membre.. Terrorisme 

"Martine Orange, journaliste à Mediapart, est l'invitée de Thomas Sotto ce mardi. Elle nous explique comment se finance le terrorisme."
https://www.youtube.com/watch?v=VxMi6jo0VAo

"Qatar - "Hamad Bon Jassem al-Thani, dit HBJ (...) ministre des Affaires étrangères depuis 1992 et Premier ministre depuis 2007."
P 47 - "HBJ, c'est le bras armé de l'émir (...)."
P 51 - "Au début de la crise syrienne, à l'automne 2011, il n'hésite pas à imposer l'opposant syrien Burhan Ghalioun à une réunion à huis clos des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe au Caire. "Cet homme représente 80% des Syriens", leur assène-t-il, au mépris de la réalité."
P 36 - "L'autre signal envoyé aux franges conservatrices fut le nom donné à la nouvelle mosquée que l'émir inaugura le 16 décembre 2011 : "La Mosquée de l'imam Muhammad Ibn Abd al-Wahhab", le fondateur du wahhabisme, cette doctrine particulièrement rigide de l'islam, née en Arabie Saoudite voisine, mais qui est au coeur de l'islam qatarien."
Extraits de Qatar, les secrets du coffre-fort.

27 février 2025

Esclavage dans le monde musulman : l'histoire méconnue de millions d'esclaves à travers les siècles

"L’Europe n’a pas eu le monopole de la traite : entre le VIIe siècle et le début du XXe, les arabes et les ottomans ont mené des razzias en #Afrique subsaharienne et en #Europe afin d’alimenter en esclaves le monde musulman."

Peu après la mort du prophète Mohamed, en 632, les armées musulmanes entreprennent une conquête vers le nord, au-delà de la péninsule arabique. Leur progression est foudroyante. En 635, elles chassent l’armée byzantine de Syrie et de Palestine, prenant Damas, Homs et Jérusalem. Vers le nord-est, les conquérants arabes (quelques dizaines de milliers d’hommes) créent des villes de garnison, comme Koufa et Bassorah (dans l’Irak actuel), défont l’armée perse et provoquent l’effondrement de l’Empire sassanide en 637. À l’ouest, ils soumettent l’Égypte en 641, avant de poursuivre leur marche vers le Maghreb. "Dans ce contexte de guerre et d’expansion territoriale, les musulmans prennent en captivité, selon les usages de l’époque, des hommes, des femmes et des #enfants pour les réduire en #esclavage, explique l’historien M’hamed Oualdi, professeur à Sciences Po Paris et auteur de L’Esclavage dans les mondes musulmans (éd. Amsterdam, 2024). Cette main-d’oeuvre servile sera utilisée pour bâtir ou reconstruire des villes, ou pour servir les militaires musulmans et leurs familles."

"Le phénomène de traite prend corps en 652, quand le général Amr ibn al-Nasr, conquérant de l’Égypte, impose au roi chrétien de Nubie (Soudan actuel) de lui fournir 350 esclaves chaque année en échange de la paix. À peine plus d’un siècle après le début de la conquête, le califat abbasside de €Bagdad (750-1258) occupe un territoire immense, depuis le sud de la #France et l’Espagne, à l’ouest, jusqu’en Transoxiane (l’Ouzbékistan actuel) à l’est, ainsi que le Caucase et le bassin de la #Volga, au nord. En parallèle, les populations païennes originaires des marges de l’empire (blanches au Caucase, noires en Afrique) sont de plus en plus largement asservies."

"Comme le judaïsme ou le christianisme avant elle, la religion musulmane n’interdit pas l’esclavage. Cette pratique, considérée comme relevant de l’ordre divin des choses, est même légitimée dans plusieurs sourates du Coran, ainsi que dans les hadiths, c’est-à-dire le recueil – fixé par écrit au IXe siècle – des dits et gestes du prophète Mohamed (vers 570-632), qui possédait lui-même des esclaves.

Cependant, l’islam édicte de nouvelles règles, mettant fin à la servitude pour cause de dettes, ou interdisant de contraindre une #femme servile à la #prostitution. Il est également interdit de maltraiter ou de mettre à mort un esclave. L’affranchissement, considéré comme une bonne action ou un acte d’expiation, est fortement encouragé. La tradition islamique insiste sur le cas de Bilal ibn Rabâh, esclave noir originaire d’Éthiopie, affranchi vers 615 par le beau-père du prophète, et devenu le premier muezzin – celui qui appelle les fidèles à la prière. Un autre interdit, essentiel : un musulman ne peut réduire en servitude un autre musulman. Cette dernière règle connaîtra cependant d’innombrables entorses au fil des siècles…"

"L'islam lui-même n’instaure pas de hiérarchie entre les croyants en fonction de leur couleur de peau. Et le récit biblique rapportant la malédiction de Cham (pour avoir manqué de respect à Noé, son propre père, il fut banni, son teint s’assombrit et ses descendants furent voués à "devenir esclaves") ne justifie pas, dans la tradition islamique, la réduction en esclavage des populations noires. Mais les conquérants arabes vont réduire en servitude des païens capturés aux marges du Dar al-Islam ("maison de l’islam"), surtout en Afrique. Le Bilad as-Sudan, le "pays des Noirs", devient ainsi un vivier majeur de la traite."

"À partir des Xe et XIe siècles, la conversion à l’islam des souverains, puis des populations subsahariennes, pose à nouveau la question : peut-on asservir des musulmans noirs ? Les spécialistes de jurisprudence islamique répondent alors systématiquement par la négative. Cependant, les grands marchands d’esclaves continuent de justifier le fait de réduire en esclavage des Noirs, païens… ou tous ceux qui ne seraient pas assez musulmans à leurs yeux."

"La traite transsaharienne fut la plus importante en nombre – peut-être jusqu’à 9 millions de personnes – et la plus meurtrière des traites arabo-musulmanes, avec possiblement un million de morts le long des pistes caravanières… Le trafic et le commerce d’esclaves en mer Rouge et au départ de la côte swahilie auraient, de leur côté, fait quelque 7 millions de victimes au total."
"Des chiffres plus fiables donnent cependant une idée de l’ampleur globale de ces traites pour le seul XIXe siècle : 442 000 Africains de l’Est sont vendus dans l’océan Indien, 492 000 autres sont transportés, via la mer Rouge, d’Éthiopie vers le Moyen-Orient. Enfin, 1,2 million de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest sont convoyées vers le #Maghreb et l’Égypte."

"Les captifs se voient assignés à trois types de travaux et de fonctions. La grande majorité est utilisée à des fins d’esclavage domestique. Dans chaque palais et chaque maison de notable, on trouve des serviteurs, hommes et femmes, dévolus à des tâches spécifiques : des domestiques noires chargées du ménage et de l’entretien, des eunuques, majoritairement noirs, des jardiniers, des commis, des gardes du corps… Le sort des concubines est très variable, allant de l’esclavage sexuel jusqu’au statut de favorite, voire d’épouse."

"Une autre fonction, plus inattendue, relève d’un "esclavage administratif" ou "de gouvernement". À la cour des califes abbassides (750-1258), puis des sultans ottomans (1299-1922), des pages, des valets et même des eunuques, qui ont développé un rapport de proximité avec le souverain, peuvent accéder, au fil des années, à de hautes fonctions. Dès le IXe siècle, les califes de Bagdad recrutent dans le Caucase et en Géorgie de jeunes garçons clairs de peau pour constituer leur garde personnelle. "Ces mamelouks ["possédés", en arabe] sont convertis à l’islam et formés à l’art de la guerre, puis affranchis afin de devenir des cadres militaires, y compris des généraux, souligne l’historien M’hmed Oualdi. Les gouvernants musulmans ne font pas confiance aux sujets locaux et se méfient des complots internes. Or ces esclaves venant de l’extérieur et n’ayant aucun lien de parenté locale n’ont qu’une seule loyauté : celle envers leur maître, le souverain." L’ascension sociale programmée des mamelouks – des individus ayant connu la servitude puis exerçant un pouvoir de commandement sur des hommes libres – est un cas très particulier. Ainsi, une dynastie de sultans mamelouks régnera de 1250 à 1517 sur l’Égypte, le Levant et une partie de la péninsule Arabique, constituant l’État musulman le plus puissant de son époque…"

"Enfin, des hommes et des femmes noirs, razziés en Afrique de l’Ouest et sur les côtes orientales du continent, sont asservis pour effectuer des travaux agricoles épuisants. L’exemple le plus connu est celui des Zanjs, mélange de populations africaines et arabo-persanes forcées d’assainir les zones marécageuses dans le sud de l’Irak actuel. De même, les oasis sahariennes et égyptiennes, puis les plantations de café, de coton, de tabac et d’arachide établies au XIXe siècle sur les côtes d’Afrique de l’Est (dans les Kenya, Tanzanie et Mozambique d’aujourd’hui) et dans l’éphémère sultanat de Sokoto (1804-1897), dans le nord du Nigeria, sont aussi des hauts lieux du travail forcé."

"Considéré à la fois comme une personne et comme une chose, l’esclave peut être possédé par un ou plusieurs maîtres, être vendu, loué ou donné. Par ailleurs, théoriquement, il doit manger la même chose que son propriétaire, mais c’est très rarement le cas. Il a aussi le droit de se marier et de posséder des biens, avec l’accord de son maître. Cependant, s’il n’a pas de descendance, tout revient à son propriétaire en cas de décès. L’affranchissement étant encouragé par l’islam, le statut de l’esclave peut évoluer au fil du temps. Toutefois, conformément au «droit de patronage» hérité de la Rome antique, le maître conserve une autorité sur son ancien serviteur."

"Certaines femmes asservies ont également des chances de voir leur statut évoluer. "Des esclaves concubines, les jawaris, peuvent devenir des épouses, puis être affranchies si elles donnent un enfant au maître de maison, explique Jamela Ouahhou, spécialiste de l’islam médiéval à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans. Elles sont alors désignées comme "mère de l’enfant" (umm al-walad) et ce dernier est de condition libre."
"Il y a des exemples de concubines devenues souveraines, comme Chajar al-Dourr, au XIIIe siècle. Elle fut une esclave originaire du Caucase ou d'Asie mineure et favorite du sultan al-Salih Ayyoub, de qui elle eut un fils, et fut affranchie avant de devenir son épouse. Après la bataille de la Mansourah (Egypte) contre les croisés, en février 1250, qu'elle mena aux côtés de deux conseillers militaires, puis le décès du sultan, Chajar al-Dourr fut nommée sultane le 4 mai 1250 par les émirs et les généraux mamlouks. Sa régence fut courte, mais les sources attestent qu'elle a exercé une forme de pouvoir jusqu'en 1255", précise l'historienne."

"En 869, les Zanjs, soumis à des conditions de vie effroyables, se rebellent contre le pouvoir du calife abbasside de Bagdad et mènent une guérilla, allant même jusqu’à prendre le contrôle de certaines villes. Cette révolte sera matée en 883, après des massacres de grande ampleur. Des esclaves ayant la possibilité de se déplacer dans l’espace public peuvent aller consulter un faqîh, un spécialiste de jurisprudence pour protester contre leurs conditions de vie", souligne Jamela Ouahhou. (...) Au XIIIe siècle, un groupe d’esclaves ayant fui le domaine de leur maître tatar (un ancien peuple turco-mongol), en #Crimée, se rendra jusqu’au Caire pour trouver Ibn Taymyya (1263-1328), un célèbre juge islamique, très rigoriste. "Arguant du fait que leur maître, un mauvais musulman, buveur et ne pratiquant pas la prière, les maltraite, ils seront affranchis par le juriste et cette décision aura force de loi", explique l’historienne."

"En 1846, soit deux ans avant la seconde abolition de l’esclavage en France, Ahmed Ier, le bey de Tunis, représentant du sultan Abdülmecid Ier dans cette province autonome de l’Empire ottoman, rend la liberté aux personnes asservies : 30 000 esclaves sont ainsi affranchis. L’abolition de l’esclavage est ensuite étendue à tous les territoires situés à l’intérieur de l’empire en 1847, et la traite transsaharienne est interdite en 1849."

"L’établissement de protectorats britanniques en Égypte et en Afrique orientale, à la fin du XIXe siècle, change la donne. Entre 1845 et 1876, les navires anglais arraisonnent les boutres des marchands d’esclaves en mer Rouge et libèrent les captifs."

"La #Mauritanie sera le dernier pays au monde à abolir l’esclavage, en 1981*. Il faudra même attendre 2007 pour que la loi y punisse tout détenteur d’esclave : de cinq à dix ans d’emprisonnement, peine renforcée, en 2015, de dix ans à vingt ans de prison."

https://actu.geo.fr/histoire/esclavage-dans-le-monde-musulman-l-histoire-meconnue-de-millions-d-esclaves-a-travers-les-siecles-224104
* https://informationetluttecontrelesabus.blogspot.com/2023/10/mauritanie-les-enfants-victimes-du.html

"Dans le monde arabe, "la raison la plus courante d’acquérir des esclaves, et celle qui persista le plus longtemps, en était l’exploitation sexuelle, souligne l’historien américain Murray Gordon dans "L’Esclavage dans le monde arabe" (éd. Tallandier, 2022). La loi islamique conférait à leur propriétaire plein droit sur leur sexualité et leur fertilité, comme sur les fruits de leur travail." Ainsi leurs enfants conçus avec un autre esclave devenaient-ils propriétés du maître."

"Au début des années 1860, à Gallabat, village du #Soudan, situé près de la frontière avec l’actuelle Éthiopie, on ne comptait plus les tentes de marchands d’esclaves. "Des jeunes filles d’une extrême beauté, dont l’âge allait de 9 à 17 ans. Ces ravissantes captives, à la belle carnation sombre, aux traits délicats et aux yeux de gazelle […] étaient amenées par les marchands abyssiniens pour être vendues à des harems turcs" : c’est ainsi que l’explorateur britannique Samuel White Baker (1821-1893) décrit la scène dans "The Nile Tributaries of Abyssinia, and the Sword Hunters of the Hamram Arabs" (1867). Chaque année, 50000 esclaves, dont de très nombreuses femmes, transitaient depuis le Soudan et l’Abyssinie pour être acheminées vers les marchés d’Égypte et ceux des villes portuaires de la mer Rouge et de l’océan Indien."

https://www.geo.fr/histoire/la-liberation-des-captives-du-soudan-lincroyable-mission-de-samuel-baker-224297

"La traite arabe a concerné un territoire qui déborde de l'aire arabe ; les négriers n'étaient pas exclusivement musulmans ou arabes : Persans, Berbères, Indiens, Javanais, Malais, Chinois, Juifs et Africains ont participé à ces entreprises, à des degrés plus ou moins grands. Ainsi, une inscription trouvée à Java Est et datée de 860 après J.-C., mentionne, dans une liste de domestiques, la présence de Jenggi, c'est-à-dire de Zenj. Une inscription javanaise ultérieure parle d'esclaves noirs offerts par un roi javanais à la cour impériale de Chine. Il y avait aussi une traite visant des Européens, centrée sur la Méditerranée. L'un des plus grands centres de concentration et de vente d'esclaves, Tombouctou, n'était accessible qu'aux seuls musulmans."

https://fr.m.wikiquote.org/wiki/Traite_arabe

Hervé Guibert : le dandy photographe écrivain esclavagiste faisait du tourisme sexuel



Dans "Mon valet et moi", livre autobiographique, Hervé Guibert raconte comment il s'est procuré son domestique. Un jeune garçon métis d'environ 11 ans a été choisi dans un foyer social pour participer à un film ; Hervé Guibert l'avait réservé auprès de l'équipe de réalisation qui le lui a donc confié à l'issue du tournage.
Ce garçon a été réduit en esclavage par l'auteur, accomplissant toutes les besognes d'un esclave domestique, l'accompagnant dans ses voyages à l'étranger, notamment lors des séjours de tourisme sexuel en Asie du Sud Est ; ils fréquentaient alors les établissements proposant de jeunes enfants à déflorer ou à consommer moyennant rétribution du tenancier.
L'auteur était malade du sida, il a raconté les effets de la maladie sur sa santé et sa vie et ce que son domestique était donc contraint d'accomplir.

Hervé Guibert a effectué un voyage en Italie, e,n résidence à la Villa Médicis où il a fait des photos.. de son jeune amant mineur Vincent.
https://www.paris.fr/evenements/herve-guibert-voyages-en-italie-79747

Hervé Guibert parle de son ami Foucault sur le plateau télé d'Apostrophes
https://youtu.be/QzSt0q78vSg

La Ville de Paris lui rend hommage en baptisant une rue à son nom.

https://www.leparisien.fr/paris-75/paris-pourquoi-avoir-baptise-un-bout-de-rue-au-nom-d-herve-guibert-11-02-2021-8424383.php



Le valet avait été condamné, enfant, pour un petit acte de délinquance, à une peine d'emprisonnement en "Maison de Correction" = La Colonie pénitentiaire de Mettray.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Colonie_agricole_et_p%C3%A9nitentiaire_de_Mettray


25 août 2021

Mauritanie : les enfants victimes du statut d'(ex-) esclave de leurs parents

Mauritanie - 2021 - "ENFANTS SUSCEPTIBLES D’ÊTRE VENDUS »

La communauté des Haratines est la plus esclavagisée. Les Haratines sont « esclaves domestiques par ascendance, donc attachés à la famille des maîtres pour lesquels ils travaillent sans discontinuer et sans salaires, et ils subissent des châtiments corporels », explique Dah Abeid. Le plus dur est le sort des esclaves de sexe féminin. « Femmes, filles et fillettes sont violées dès l’âge de la tendre jeunesse par le maître, le fils du maître, le cousin ou le voisin du maître où un étranger de passage ; elles sont aussi des objets d’apprentissage sexuel pour les enfants des suzerains », égrène le président de l’IRA. « Les enfants de ces femmes esclaves, dont les pères biologiques sont rarement identifiés, sont susceptibles d’être loués, gagés, vendus, cédés ou donnés par le propriétaire de la mère à qui il veut. Selon la loi dite ‘religieuse’ qui codifie l’esclavage, le statut d’esclave se transmet par la ligne de la mère ».

Les Arabes et les Berbères, chez lesquels une famille peut posséder jusqu’à une cinquantaine d’esclaves, se considèrent « comme des Blancs, des nobles, tandis que le noir est synonyme d’esclave », rappelle-t-il. A cause de leur long passé, ces Haratines, noirs de teint, parlent le hassania (arabe mauritanien), la langue de leurs maîtres au teint blanc.

A côté des Haratines et de leurs maîtres, il y a ceux que l’on appelle les Négro-Mauritaniens ou Afro-Mauritaniens. Ils sont Wolofs, Soninkés ou Peuls et leurs langues maternelles sont des langues africaines plutôt que l’arabe. Chez eux, esclaves et maîtres sont tous noirs. Mais là aussi, les esclaves subissent « des sévices et des traitements inhumains et dégradants », affirme Dah Abeid."
https://www.justiceinfo.net/fr/81041-esclavage-justice-toujours-enchainee-mauritanie.html

"L’Europe n’a pas eu le monopole de la traite : entre le VIIe siècle et le début du XXe, les arabes et les ottomans ont mené des razzias en #Afrique subsaharienne et en #Europe afin d’alimenter en #esclaves le monde musulman."
"La #Mauritanie sera le dernier pays au monde à abolir l’esclavage, en 1981. Il faudra même attendre 2007 pour que la loi y punisse tout détenteur d’esclave : de cinq à dix ans d’emprisonnement, peine renforcée, en 2015, de dix ans à vingt ans de prison."
https://informationetluttecontrelesabus.blogspot.com/2025/09/esclavage-dans-le-monde-musulman.html

20 février 2017

Autriche : Natascha Kampusch enlevée à 10 ans, séquestrée, abusée par un électricien s'est évadée et témoigne


#Autriche - "Le matin du 2 mars 1998, sur le chemin de l'école, Natascha est enlevée dans un minibus blanc, elle n'a à l'époque que 10 ans. Selon un jeune témoin, elle est conduite de force dans une fourgonnette blanche. Son ravisseur se nomme Wolfgang Přiklopil. 

Wolfgang Priklopil, la séquestre pendant huit ans dans une cave ne mesurant que 5 m² de sa maison à Strasshof, dans la banlieue de Vienne. Insonorisée, la pièce ne contenait aucune fenêtre et l'entrée était dissimulée derrière un placard. Après plusieurs mois de captivité, Natascha Kampusch est autorisée à passer un peu de temps à l'étage. Elle passe ses années emprisonnées à cuisiner et effectuer les tâches ménagères de son ravisseur.

Après une suspicion d'abus sexuels, il est confirmé que la jeune fille a été violée par son ravisseur durant toutes ces années. Natascha Kampusch écrit son autobiographie à l'aide de deux journalistes. En septembre 2010, Natascha publie un livre sur sa séquestration, 3 096 jours , adapté en film en 2013. Il est suivi du livre, 10 ans de liberté, publié le 12 août 2016."

https://www.gala.fr/stars_et_gotha/natascha_kampusch

"Le journaliste et ancien policier de Hambourg, Peter Reichard, assure dans son ouvrage intitulé Die ganze beschämende Wahrheit, Toute la vérité honteuse que Wolfgang Priklopil, qui avait enlevé Natascha Kampusch en 1998 alors qu'elle avait 10 ans, a tourné au fil des années 11 vidéos.

Selon le quotidien allemand Bild , l'une de ces vidéos montre l'enfant à l'âge de dix ans, "nue, sous-alimentée et où on voit chacune de ses côtes. Le crâne rasé, elle est contrainte de le servir alors qu'elle ne reçoit qu'une tranche de pain pour nourriture.

Natascha Kampusch avait été enlevée sur le chemin de l'école le 2 mars 1998 par Priklopil, alors âgé de 35 ans, et séquestrée dans un local en sous-sol de moins de six mètres carrés dans le domicile de ce dernier à Strasshof, près de Vienne. Elle est restée enfermée pendant 3.096 jours. Le 28 août 2006, elle avait réussi à s'enfuir et Priklopil s'était suicidé le soir même."

https://www.europe1.fr/international/natascha-kampusch-etait-filmee-par-son-ravisseur-2698606



Documentaire et témoignage :

https://www.tf1.fr/tmc/natascha-kampusch


NB : les mauvais traitements subis par Natascha Kampusch ressemblent aux mauvais traitements commis par les nazis sur les juifs hommes, femmes et enfants.


2016 - "Dix ans après, la jeune femme, aujourd'hui âgée de 28 ans, a publié mercredi en France 10 ans de liberté (éd. J. C. Lattès). Elle revient sur les épreuves qu'elle a endurées depuis sa fuite, ces années à «devoir se justifier pour un crime commis à ses dépens», pendant lesquelles l'affaire a été étudiée, décortiquée, remise en question. Aujourd'hui, la tempête judiciaire semble passée. Apaisée, Natascha Kampusch, robe à fleurs et collier rouge, apparaît enjouée, presque bavarde, quand nous la rencontrons* à la terrasse d'un hôtel parisien... Et si elle se cache derrière un éventail quand les questions la gênent, elle l'affirme: elle va bien."

"Je suis toujours suivie psychologiquement. J'arrive en tout cas à me promener seule dans la rue, sauf quand un article paraît sur moi dans la presse. Là, j'ai du mal. Au départ, j'avais très peur car des gens me harcelaient, campaient devant la porte de ma mère. On a porté plainte. Aujourd'hui, je reçois toujours des courriers, parfois insultants, mais c'est plus rare, et je ne les lis pas."

https://www.lefigaro.fr/international/2016/09/28/01003-20160928ARTFIG00355-natascha-kampusch-je-n-ai-jamais-compris-pourquoi-les-gens-m-insultaient.php