Maison où le père et son fils habitaient dans la banlieue ouest d'Angoulême
2025 - "
Plusieurs décennies de viols et d’agressions sexuelles dans un pavillon tranquille de Saint-Michel. Une dizaine de victimes déjà recensée depuis 1981 et selon nos informations, la liste pourrait s’allonger au fil des investigations de la brigade de recherches d’Angoulême.Des enfants de la famille, de l’entourage amical qui disent tous avoir été victimes des sévices du père de famille Jean-Jacques H. et de son fils Cyrille. Le tout, sous les yeux de la mère de famille, l’épouse de Jean-Jacques, à qui il arrive encore de garder un enfant…
Depuis près d’un an, Cyrille H. 53 ans, est mis en examen et écroué pour cette longue série de viols et d’agressions sexuelles commises depuis son adolescence et jusqu’en 2021. Sa mère, âgée de 78 ans a été placée sous contrôle judiciaire pour non-dénonciation de crime. Quant à Jean-Jacques, le patriarche, il est décédé en 1998.
Plusieurs mois après l’interpellation de Cyrille H., ancien éboueur de l’agglo d’Angoulême, deux plaignantes ont décidé de sortir du silence. Nelty Couty, 50 ans aujourd’hui; voudrait « faire accélérer les choses ». Au début des années 1980, alors qu’elle a six ans, elle se lie d’amitié avec sa petite voisine, la fille de Jean-Jacques H. « Il m’attirait comme ça », explique Nelty. Plusieurs fois, la fillette voit le père de famille se masturber en la regardant. Puis il se met à la violer avec des objets, des outils. Elle se souvient de façon très précise du garage, de cette table de ping-pong sur laquelle elle subissait des sévices, de la salle de jeux, des odeurs. Puis des viols commis par le fils de Jean-Jacques, Cyrille, alors qu’il n’a que treize ans. Elle a fait le calcul, sordide. Estime à 480 le nombre de viols subis au cours de son enfance à raison « d’un par semaine et c’est le strict minimum ». Le père, le fils, ont abusé d’elle, parfois à tour de rôle durant la même après-midi. Et menaçaient la fillette de s’en prendre à sa famille si elle parlait. Nelty et Julie* (*prénom changé) décrivent toutes les deux le même mécanisme. La seconde aussi était amie avec la fille de Jean-Jacques. « Elle servait d’appât », disent-elles, ce qui suggère un système de prédation. Alors qu’elle est en classe de CE2, Julie est invitée à jouer avec sa copine d’école un mercredi après-midi. Lorsqu’elle arrive devant la maison, elle ne trouve que Jean-Jacques, qui la fait rentrer, l’enferme et la viole, explique-t-elle. Elle (Nelty) a fini par parler, à 16 ans, a poussé la porte du commissariat avec ses parents. « On nous a répondu que c’était le seul moyen pour que j’apprenne les choses de la vie. »
On est alors en 1990 et jusqu’en 2021, plusieurs autres enfants disent avoir subi les agressions de Cyrille H. En 2012, Nelty dépose plainte. “La police m’a vraiment mal reçue, on m’a dit qu’il y avait des dossiers plus urgents, plus importants… » Il faudra que la propre fille de Cyrille H. dénonce les agissements de son papa pour que les gendarmes se saisissent de l’affaire et déroulent cette macabre pelote de laine.
« C’est inadmissible qu’une affaire comme ça soit aussi lente… », déplore Nelty qui souhaite se battre « pour les autres enfants ». Mais aussi en mémoire de la fille de Jean-Jacques, la soeur de Cyrille, sa copine qui a mis fin à ses jours en 2017…"
https://www.charentelibre.fr/charente/40-ans-de-pedophilie-a-saint-michel-un-homme-ecroue-des-victimes-temoignent-24227987.php
"Anne-Marie est la dernière femme de Cyrille H. Elle explique qui était cet homme écroué pour une série de viols et comment elle a découvert que leur propre fille avait été victime.
Cyrille H. a eu quatre enfants de trois mères différentes. Anne-Marie est sa dernière femme.
"Notre fille est née en mai 2017 et il est parti de la maison en mars 2021. J’ai compris qu’il avait une amie bretonne qui était plus qu’une amie… Il y a eu la procédure de divorce, je suis restée dans la maison. Lui logeait chez sa mère à Saint-Michel. Ma fille y allait tous les 15 jours et quand elle revenait, elle était perturbée, ne voulait plus y aller. Elle avait des comportements très sexualisés, des paroles grossières. J’ai signalé les faits à la gendarmerie et à l’éducateur qui nous suivait dans le cadre d’une action éducative en milieu ouvert. J’ai aussi déposé plainte car il me harcelait. C’était environ 70 messages par jour, il me menaçait de m’enlever la petite. J’ai appris depuis la procédure qu’il a violé ses quatre enfants, sa sœur, la cousine d’une ex… Devant moi, il se vantait un peu des viols que son père avait faits. Il me disait qu’il y avait assisté, que sa mère était présente et qu’elle n’a jamais rien fait."
https://www.charentelibre.fr/charente/la-derniere-femme-du-violeur-de-saint-michel-temoigne-elle-m-a-dit-qu-il-lui-faisait-des-guilis-dans-la-baignoire-24285426.php
2026 - "La cour d’appel de Bordeaux a rejeté, mardi 10 juin, la demande de remise en liberté de Cyrille H. Mis en examen pour viols, agressions sexuelles et plusieurs autres infractions, cet ancien éboueur d’Angoulême est au cœur d’une affaire qui secoue la Charente depuis son arrestation en 2024. Les faits dénoncés concernent au moins une dizaine de victimes et s’étendraient sur une période comprise entre 1981 et 2021.
Parmi les victimes figureraient plusieurs de ses propres enfants, nés de trois unions différentes. L’instruction est toujours en cours et aucune date de procès n’a été fixée à ce stade."https://www.charentelibre.fr/faits-divers/viols-en-famille-pendant-40-ans-la-cour-d-appel-refuse-la-remise-en-liberte-de-cyrille-h-29446188.php