28 décembre 2004

Grenoble : le juge Francis Carle photographiait les femmes dévêtues, il est sanctionné par mutation.

#France : affaire Francis Carle 

2001 - "C'est la plainte déposée par le père de l'une des mineures, conseiller municipal d'une commune voisine, qui a tout enclenché. Après avoir découvert des photos de sa fille en string, il s'était présenté au domicile du magistrat pour récupérer les clichés et leurs négatifs. Le ton était monté et la police était intervenue, provoquant l'ouverture par le parquet d'une enquête préliminaire. Celle-ci allait révéler que plusieurs des adolescentes photographiées avaient effectué leur stage de 3e au palais de Justice, sous la responsabilité de M. Carle"

https://www.lemonde.fr/archives/article/2001/11/06/des-photos-d-adolescentes-devetues-prises-par-un-juge-embarrassent-le-tribunal-de-grenoble_4158676_1819218.html

2002 - "Le magistrat a reconnu les faits en garde à vue. Des photos d'adolescentes dénudées ont été retrouvées dans son bureau et à son domicile. Le juge âgé d'une cinquantaine d'années avait l'habitude de signer ses clichés d'un pseudonyme et en envoyait des exemplaires à ses modèles âgées de 13 à 17 ans.

Le père d'une des adolescentes, un conseiller municipal d'Echirolles (banlieue de Grenoble), avait molesté le juge après avoir trouvé une photo de sa fille dénudée. Le magistrat a alors déposé plainte contre le père qui a révélé, photo à l'appui, l'histoire aux policiers.

Plusieurs adolescentes entendues dans le cadre de l'enquête ont déclaré que le magistrat n'avait pas eu de geste ou d'attitude équivoques à leur égard lors des séances de photos."

https://www.nouvelobs.com/societe/20020228.OBS3588/photos-nues-de-mineures-un-juge-sanctionne.html

08 novembre 2004

France : Émile Louis a avoué les viols et assassinats de plusieurs mineures dans l'Yonne

#France : Affaire Émile Louis

 "Pensant ne plus rien craindre, le chauffeur de car avoue avoir tué 7 jeunes filles handicapées dans la région d'Auxerre, puis violé sa dernière épouse, ainsi que la fille de cette dernière âgée de 15 ans."

"Emile Louis a toujours vécu avec des #pupilles de la DDASS [Aide sociale à l'enfance]. Il est né lui-même de parents inconnus en janvier 1934, et a été élevé par un maçon qui s'occupait aussi de l'entretien du cimetière. A 15 ans, il met le feu à une grange et on l'envoie dans un centre de redressement, où il dit avoir été violé par un éducateur.
A 17 ans, il s'engage dans la marine et est envoyé en Indochine. Il regagne l'Yonne à 20 ans, se marie et a 4 enfants, qui ont souffert. L'aînée, Marylin, racontera des sévices à peine croyables, ce que les enquêteurs prendront d'ailleurs avec des pincettes.
La première alerte arrive en juillet 1981, lorsqu'on découvre à Rouvray le corps de Sylviane Lesage, 23 ans, sous un tas de fumier. La jeune fille de la #DDASS avait disparu un an plus tôt, et avait été élevée par la compagne d'Emile Louis. Il est vite soupçonné et, pour s'en tirer, avoue des viols sur #mineurs qui lui valent 4 ans de prison, en 1983 ; il obtient un non-lieu pour le meurtre de Sylviane. Elles (ses victimes) avaient toutes le même profil, 16 à 25 ans, de milieu très modeste, légèrement handicapées mentales et toutes de la DDASS, souvent perdues de vue par leurs familles et les institutions.

Le secrétaire général de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) de l'Yonne avait déjà ses propres soucis : l'homme qui a fondé tous les foyers pour handicapés à #Auxerre a été condamné à 6 ans de prison en 1992 pour avoir régulièrement violé une jeune fille dans sa voiture, pendant qu'un garçon handicapé pleurait à l'arrière.
[La justice] se réveille grâce à Pierre Monnoir, un VRP têtu, président de l'Association de défense des handicapés de l'Yonne (ADHY), qui remue ciel et terre pour qu'on s'inquiète des disparitions.

Emile Louis a été condamné à 5 ans de prison dont un avec sursis en 1989 à Draguignan pour des attouchements sur quatre fillettes de 9 à 11 ans."
Article LeMonde

#France #Yonne - "l'institut médico-éducatif Grattery, d'Auxerre, est placé sous la direction du couple Charrier dès sa création en 1974. Pierre est « le responsable total, sur tous les plans », selon ses propres termes. Nicole, son épouse, est « éducatrice en chef » et assure théoriquement le suivi des « élèves ». Un certain Emile Louis, chauffeur aux Rapides de Bourgogne, s'occupe bientôt d'acheminer ces derniers matin et soir."

"Grâce aux indications précises d'Emile Louis, le cadavre de Madeleine Dejust a été finalement exhumé sur les rives"

https://www.leparisien.fr/faits-divers/le-terrible-calvaire-des-disparues-de-l-yonne-06-11-2004-2005433742.php

#France #Yonne 
*L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu deux rapports commandés au lendemain de la mise en examen d'Emile Louis, dans le cadre de l'affaire des "disparues de l'Yonne". REMIS à Elisabeth Guigou, un premier document dénonce la direction "absente et incompétente" d'un foyer de l'Association pour adultes et jeunes handicapés ( #Apajh ) de l'Yonne. L'INSPECTION réclame un changement à la tête de l'association et estime que les pratiques d'une des directrices "sont susceptibles de poursuites pénales". UN SECOND rapport dédouane l'Apajh de toute erreur au sujet de la disparition des jeunes filles, entre 1977 et 1979, et met en cause la responsabilité de l'Aide sociale à l'enfance. DOUZE AFFAIRES à connotations sexuelles sont relevées par les inspecteurs, qui soulignent l'atmosphère "très malsaine" de La Fédération nationale des #Apajh lui a retiré son label."

"L'association, rebaptisée Entraide, solidarité, handicap 89, gère huit établissements pour 553 handicapés. Quatre des sept disparues de l'Yonne, qu'Emile Louis est accusé d'avoir enlevées entre 1977 et 1979, tuées et enterrées, étaient passées par ses centres."

"le fondateur de l'Apajh de l'Yonne, Pierre Charrier, avait été interpellé pour le viol d'une pensionnaire du #foyer dirigé par sa femme. La victime est cependant restée au foyer jusqu'en 1993, traitée, selon l'IGAS, de "petite pute" par la directrice, avant d'être hospitalisée en psychiatrie."

https://www.lemonde.fr/archives/article/2001/06/05/un-rapport-accablant-sur-la-gestion-des-foyers-pour-handicapes-de-l-yonne_191182_1819218.html


#pédocriminalité #enfants #mineurs #luttecontrelapédocriminalité

10 avril 2004

Zandvoort : une base de milliers de photos d'enfants violés, maltraités, torturés trouvée en Belgique

Affaire Zandvoort : Des milliers de photos d'enfants violés, maltraités, torturés dans des positions suggestives, sont trouvées par la gendarmerie sur des cd rom, k7 vidéos, etc. 

Ces documents étaient au domicile d'un dirigeant du réseau international dit de Zandvoort qui a été assassiné.

Les gendarmes ont été obligés de traiter chaque photo, de cadrer le visage et de comparer avec le fichier des personnes disparues. Certains parents ont reconnu leurs enfants disparus.

Certains enfants kidnappés ont disparu définitivement aux mains de ce réseau.

http://enigmeshistoire.e-monsite.com/pages/zandvoort-le-fichier-de-la-honte.html

https://m.youtube.com/watch?v=0lRLztD1SEs

1998 - "APRÈS des polémiques et une perquisition, l'association Morkhoven, fondée en 1989 en #Belgique pour lutter contre la pédophilie, a fini par remettre à la gendarmerie belge, jeudi 23 juillet, plusieurs milliers de documents amassés ces dernières années par ses militants sur les réseaux pédophiles européens. Ces documents devraient aider les polices belge et néerlandaise à progresser dans l'enquête déclenchée par la découverte dans un appartement de #Zandvoort, près d'Amsterdam, de milliers de photographies pornographiques stockées sur des disquettes informatiques (Le Monde daté 19-20 juillet)."
"Cette découverte, qui a relancé les accusations de négligences portées contre les autorités néerlandaises, a mis au jour un vaste réseau opérant avec des ramifications dans plusieurs pays. Elle a déjà conduit à l'arrestation en #Allemagne, il y a quelques jours, d'un homme d'une quarantaine d'années, qui, selon le procureur de Coblence, a avoué avoir abusé de son fils de douze ans. Son arrestation a suivi la diffusion à la télévision de photos retrouvées sur les disquettes, parmi lesquelles figuraient celle du jeune garçon."
"Marcel Vervloesem, principal animateur de #Morkhoven, estime que des centaines de personnes ont payé pour se procurer des photos, images en mouvement ou récits via Internet ou d'autres sites informatiques dont l'accès était codé. Au centre de ce réseau figurait un certain Gerry Ulrich, qui aurait organisé son commerce durant plusieurs années jusqu'à son assassinat en #Toscane au mois de juin. De son appartement, il avait notamment organisé un site baptisé « Apollo » ou « UlrichApolloSail Training », référence à un voilier amarré aux Pays-Bas sur lequel des enfants, venus des pays de l'Est, auraient subi des abus sexuels. Marcel Vervloesem a produit devant des journalistes des documents bancaires montrant que l'accès à « Apollo » coûtait de 600 à 7 500 francs français."
https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/07/26/le-reseau-pedophile-de-zandvoort-a-des-ramifications-dans-toute-l-europe_3669771_1819218.html

Pays-Bas - "Les clichés découverts font apparaître des bébés violés, parfois anesthésiés et inertes, avant d'être maltraités. Certaines des disquettes avaient été remises à la police par la famille d'un dénommé Gerrit Ulrich à #Zandvoort, près d'#Amsterdam. Ce dernier avait été condamné, en 1997, à six mois de prison avec sursis pour avoir abusé d'un garçon de 14 ans aux Pays-Bas"
"Mais une autre partie du matériel informatique et vidéo était entre les mains de l'organisation belge Morkhoven, un groupe d'une vingtaine de citoyens réunis pour lutter contre la pédophilie. Selon elle, c'est Ulrich lui-même, qui, ayant pris peur et voulant quitter le réseau, lui aurait remis le 11 juin des disquettes, cassettes vidéo et CD-Rom. Peu après, Ulrich a été retrouvé mort en Italie."
Libération.fr

2003 - "un fichier de 470 photos d'enfants abusés, violés, torturés avait été sciemment ignoré par les autorités judiciaires et policières françaises. C'était la thèse notamment de l'Humanité, qui publiait lesdites photos (uniquement les visages) dans une édition de février 2000. Ce fichier de Gerrit Ulrich, du nom de l'informaticien néerlandais qui avait accumulé les clichés avant d'en faire une sorte de banque de données sordide et accessible moyennant finances, est devenu à l'époque le symbole de l'omerta sur la question de la pédophilie. Le parquet général de Paris était officiellement saisi en avril 2000 par les journalistes de l'Humanité, qui déposaient leur preuve, c'est-à-dire ces photographies et des carnets, pour mieux dénoncer l'aveuglement de la magistrature sur l'existence de réseaux internationaux de pédophiles. Elisabeth Guigou, ministre de la Justice, était sollicitée par les associations de protection de l'enfance. Bref, grand ramdam : une information judiciaire était ouverte."
https://www.liberation.fr/societe/2003/04/04/le-fichier-douteux-finit-en-non-lieu_460627/

Jean-Manuel Vuillaume, photographe, auteur de photos et vidéos pédopornographiques installé en Colombie, partenaire d'affaire avec Michel Caignet, éditeur parisien de revues gays dites pédophiles et diffuseur de ses vidéos, a contribué au stock de Zandvoort. Sa société colombienne s'appelait Toro Bravo. Il possédait des sociétés et commerces dans plusieurs pays où il exploitait les enfants et mineurs.


" Le livre de la honte"*Enquête sur les réseaux pédocriminels dits pédophiles de deux journalistes de la presse française sollicités suite à la découverte d'un fichier pédopornographique diffusé sous forme de CD-Rom dans les réseaux d'adeptes. C'est une association belge qui va leur fournir les documents et les informer sur cette pratique sordide en leur expliquant qu'ils ne peuvent pas publier en Belgique parce que soumis à la censure et au harcèlement.
Les journalistes vont vite se rendre compte des difficultés à faire avancer la résolution de cette affaire en France également malgré les bonnes volontés ici et là, notamment leurs employeurs que sont Le Figaro et Libération qui ont accepté de publier un énorme article sur le sujet. Il s'agit de l'affaire Zandvoort.
"Le livre de la honte" de Laurence Beneux et Serge Garde - 2001

#pédocriminalité #luttecontrelapédocriminalité #Zandvoort