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26 mai 2024

France : les "Petits gris" de la congrégation Saint Jean plusieurs fois condamnés pour abus sexuels.


France - Briser l'omerta – Pédophilie dans l'Eglise : les secrets bien couverts des « petits gris » de Saint-Jean - Europe Solidaire Sans Frontières

#France - "Régis Peillon, 57 ans, est accusé d’avoir agressé sexuellement un mineur et un majeur alors qu’il était « frère Jean-François Régis » dans la communauté Saint-Jean. Des actes que l’ancien « petit gris », surnom des religieux de la congrégation, n’a jamais contestés." "il a agressé un jeune adolescent au prieuré de #Murat (#Cantal) en 2009 et un autre frère cinq ans plus tard à #Rimont (Saône-et-Loire),"

"Frère Jean-François Régis, qui avait rendu l’habit deux mois plus tôt, n’en pouvait plus de garder le silence dans une congrégation où règne la loi du secret."

"En 2007, alors qu’il est coresponsable de l’hôtellerie d’#Abidjan depuis quelques mois, le religieux agresse plusieurs adolescents et jeunes adultes ivoiriens. Des faits qu’il a aussi reconnus lors de son audition en mars 2015, mais trop imprécis pour être poursuivis par la justice." 
"Le père Jean-Polycarpe, prieur de la communauté à Abidjan, est alerté dès 2008 mais se contentera d’exfiltrer l’agresseur de Côte d’Ivoire un an plus tard."

"(...) Cette « vigilance » n’empêchera pas le religieux d’agresser en 2009 un jeune adolescent au prieuré de Murat (Cantal), un monastère qui accueille régulièrement des camps pour enfants."

"la congrégation a déjà été secouée à plusieurs reprises par des affaires de pédophilie. Ces quatre dernières années, les tribunaux français ont ainsi prononcé pas moins de quatre condamnations à l’encontre de deux anciens « petits gris » récidivistes."

'Le 15 février 2012, le tribunal correctionnel d’#Angoulême reconnaissait coupable le frère Luigi de Gonzaga, Mexicain de 42 ans, de l’agression sexuelle d’un adolescent cognaçais en marge des activités d’aumônerie, trois ans plus tôt. En récidive, il était de nouveau condamné le 12 novembre 2012 par le tribunal correctionnel de #Mâcon à 25 mois de prison ferme pour l’agression sexuelle d’un lycéen en mai 2011 à #Cluny."

"Reconnu coupable en mai 2015 d’agressions sexuelles commises entre 1991 et 1999 contre cinq victimes en France et en #Roumanie, l’aumônier Jean-Dominique Lefèvre, 66 ans, a également été condamné en novembre dernier à quatorze mois de prison ferme pour agressions sexuelles par le tribunal correctionnel du Puy-en-Velay. Sa dernière victime, une fillette de six ans, avait été confiée par sa grand-mère au religieux qui s’occupait de la catéchèse et dit avoir cédé à des « impulsions ». "

"En juin 2012, un frère devant être jugé aux assises pour des actes de pédophilie s’est lui suicidé dans le diocèse d’#Orléans avant la tenue du procès."

"Créée en 1975, la communauté Saint-Jean est également tourmentée par les révélations sur son fondateur, le dominicain Marie-Dominique Philippe, décédé en 2006. De 2013 à 2015, la revue religieuse Golias a ainsi démontré à plusieurs reprises comment le fondateur des « petits gris » s’appuyait sur son enseignement d’« amour d’amitié » pour contourner son vœu de chasteté. L’Association d’aide aux victimes de mouvements religieux en Europe et familles (Avref), principale association contre les dérives sectaires dans l’Église, a aussi publié en mai 2015 un « livre noir » accablant sur le concept d’« amour d’amitié » dont l’ambivalence pourrait justifier « tout type de relation physique quel que soit l’âge ou le sexe du partenaire considéré »."

"Le Vatican, préoccupé par le dossier de Saint-Jean depuis de nombreuses années, a nommé à l’été 2015 un commissaire pontifical chargé d’enquêter sur le fonctionnement de la communauté."

https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37930

+ #Suisse #Genève - *Un religieux des Frères de Saint-Jean, Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve, qui avait fait l'objet de signalements pour « graves agressions sexuelles », a été renvoyé de l'état clérical par le pape François, a annoncé la communauté dans un communiqué ce mardi 24 janvier 2023."
https://www.famillechretienne.fr/39671/article/un-frere-de-saint-jean-renvoye-de-letat-clerical-par-le-pape

+ "Le fondateur de la communauté des Frères de Saint-Jean, (appelés les « Petits Gris ») est mort le 26 août 2006. Il était âgé de 93 ans.
Dominicain, le père Philippe avait ensuite fondé sa propre communauté en 1975, les Frères de Saint-Jean. Reconnue par le Vatican, elle faisait pourtant rapidement l’objet de critiques dues à son mode de fonctionnement. D’autres critiques suivirent lors de la création de congrégations féminines et surtout à cause de ses liens avec la contestée Mère Myriam, fondatrice des Petites Sœurs de la Compassion d’Israël et de Saint-Jean.
La communauté de Saint-Jean compte 600 frères implantés dans 21 pays.
Dépêche AFP"
https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/deces-du-pere-marie-dominique-philippe-fondateur-des-petits-gris/

14 mars 2014

France : Importation massive d'enfants de l'Île de la Réunion par le ministre Debré.

#France : "Entre 1963 et 1982, plus de 1 600 enfants de la Réunion ont été transférés en France. Illégalement pour la plupart. Cet exil forcé, notamment dans notre région, a généré de nombreux drames.
Les enfants de la Creuse… Parce que des dizaines de petits Réunionnais «abandonnés» ou «orphelins malgré eux» ont d’abord transité par le foyer de Guéret, c’est sous cette appellation qu’est connu le dossier. Lorsqu’il est connu.
Factuels, les chiffres des historiens Yvan Combeau et Sadel Fuma disent pourtant que c’est le Tarn qui en accueillit le plus : 202 contre 197 à la Creuse, 101 au Gers, 71 à l’Hérault et 67 à la Lozère. Mais peu importe. Personne ne se fera gloire de ce palmarès qui, au total, concerna plus de soixante départements de 1963 à 1982.

Car ces 1630 gosses, garçons et filles de tous âges, que la DDASS réunionnaise arracha à leur île vécurent pour la majorité ce déracinement comme un calvaire et certains connurent même l’enfer en passant de la pauvreté matérielle à la misère affective.

Leur histoire ? Elle commence en 1963, lorsque le gaulliste Michel Debré est élu député de la Réunion. Trop d’enfants pauvres dans l’île alors que les campagnes françaises se vident ? Pour l’ancien Premier ministre du général De Gaulle, la solution est simple : ces petits Réunionnais partiront repeupler les départements les plus touchés par l’exode rural. C.Q.F.D. 

Sur fond de paternalisme post-colonial prétendant faire le bonheur des gens malgré eux, naît alors le Bureau pour le Développement des Migrations Intéressant les Départements de l’Outre-Mer. Et Michel Debré veille personnellement à ses performances «exportatrices».

https://www.ladepeche.fr/article/2014/02/17/1820235-enfants-voles-republique-page-sombre-histoire.html

"L'affaire des enfants de la Creuse ou des Réunionnais de la Creuse désigne le transfert forcé de plus de deux mille jeunes mineurs de leur île de La Réunion vers la France métropolitaine dans les années 1960 et 1970, transfert auquel ont participé Michel Debré alors député de La Réunion, de nombreuses DDASS (dont celle de La Réunion), la préfecture de La Réunion et le ministère de la Santé. Il s'agit d'un épisode très connu à La Réunion, département et région d'Outre-mer de la France.

De 1962 à 1984, au moins 2 150 enfants réunionnais relevant de l'Aide sociale à l'enfance ont été transférés dans les départements métropolitains sujets à l'exode rural comme notamment la Creuse, le Tarn, la Lozère, les Pyrénées-Orientales, le Gers, dans le cadre de la politique de migration mise en place par le Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d'outre-mer (BUMIDOM).

À La Réunion, avant de s'envoler vers la métropole, les enfants et adolescents qui ont été séparés de leurs parents sont hébergés pour une durée variable dans divers foyers d'Aide Sociale à l'Enfance ou des congrégations religieuses. Ils sont déjà isolés de leurs parents et familles, puis « triés » sur la base de leur âge et de leurs comportements. Dans le quartier de Salazie de l'APEP de Hell-Bourg, quelques-uns se rappellent avoir enduré des maltraitances et des sévices.

Après leur arrivée à Orly, des nourrissons sont cédés à des familles adoptives, les plus grands, souvent noirs ou métis, sont envoyés dans des centres d’accueil, à Guéret (Creuse), à Quézac (Cantal), à Albi (Tarn) ou à Lespignan (Hérault), etc."

Les enfants réunionnais déplacés en Creuse sont accueillis, lors de leur arrivée, dans un foyer de Guéret. « Certains ont été adoptés, d'autres sont restés en foyer ou ont servi de main-d'œuvre gratuite dans les fermes », les paysans à travers la Creuse les utilisant alors comme « bonne à tout faire » ou « travailleur sans salaires ». L'historien Ivan Jablonka parle de cas de « mise en esclavage ». 

Déracinés, déculturés, les enfants se retrouvent le plus souvent en échec scolaire. Quelques-uns obtiennent le certificat d’études primaires, entrent en apprentissage, deviennent cuisiniers, boulangers, ouvriers, menuisiers. D'autres finissent garçon de ferme ou femme de ménage. Enfin, certains perçoivent le RMI, d'autres ont été internés dans des institutions psychiatriques.

Des victimes de ce déplacement considèrent qu'elles ont été victimes d'une déportation. Ainsi en 2005, l'association des Réunionnais de la Creuse décide d'assigner l'État français devant le tribunal administratif de la ville de Limoges, afin que la « déportation » dont ont été victimes les 1 630 enfants soit reconnue juridiquement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Enfants_de_la_Creuse

Michel Debré 
Nommé Premier ministre à la suite de l’élection du général de Gaulle à la présidence de la République.
Député de La Réunion dès 1966 jusqu’en 1988, "il a participé au transfert forcé de plus de 2 000 enfants, dans l'affaire des « Enfants de la Creuse »."

"Considérant que la démographie de l'île est une menace pour son développement, Michel Debré organise durant les années 1960 le déplacement de Réunionnais vers la métropole. Il crée pour ce faire le BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer) et le CNARM (Comité national d'accueil et d'actions pour les Réunionnais en mobilité). Dans le même état d'esprit, il fait procéder à partir de 1963 au déplacement forcé vers la Métropole de plus de 1 600 enfants réunionnais (ces déplacements cesseront en 1982) en vue de repeupler certains départements métropolitains en cours de désertification, notamment la Creuse.

Le dossier des « Réunionnais de la Creuse » est médiatisé tardivement, plus de cinq ans après la mort de Michel Debré, lorsque Jean-Jacques Martial, un Réunionnais transféré à l'âge de sept ans en 1966, maltraité et abusé sexuellement par sa famille d'accueil, dépose plainte en 2002 pour « enlèvement et séquestration de mineur, rafle et déportation ».

Le 18 février 2014, l'Assemblée nationale vote une résolution mémorielle qui reconnaît la « responsabilité morale » de l'État français."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Debr%C3%A9