20 mars 2017

L'ex URSS dans la course aux armes biologiques


"En 1947, l’Union soviétique érigea une usine de fabrication d’armements à base de variole dans la ville de Zagorsk, à 75 km au nord-est de Moscou. En 1971 éclata une épidémie de variole dont le virus responsable provenait d’armes biologiques en phase d’essai dans une installation sur une île de la mer d'Aral. Le général et professeur Peter Burgasov, ancien médecin militaire en chef dans l’armée soviétique et cadre supérieur du programme soviétique d’armements biologiques, décrivit ainsi l’incident :

" Sur l’île de Vozrojdénia, dans la mer d’Aral, l’on était en train de tester les préparations varioliques les plus puissantes. Soudain, l’on m’informa qu’il y avait de mystérieux cas de décès à Aralsk. Un navire de recherche de la flotte d’Aral était venu à 15 km de l’île (il était interdit de s’en approcher à moins de 40 km). La technicienne de labo de ce navire prélevait des échantillons de plancton deux fois par jour depuis le pont supérieur. La préparation variolique — dont 400 g avait explosé sur l’île — « l’avait saisie » et elle en avait été infectée. À son retour à Aralsk, elle avait contaminé plusieurs personnes, y compris des enfants. Tous moururent. J’en soupçonnais la raison et appelai le chef d’état-major du ministère de la Défense et le sollicitai d’interdire que le train Alma-Ata — Moscou fît arrêt à Aralsk. De la sorte, on empêcha une épidémie dans la région. J’appelai Andropov, qui à l’époque était chef du KGB, et l’informai de la préparation variolique exclusive obtenue sur l’île de Vozrojdénia ». 

Le 2 avril 1979, en Sibérie, un laboratoire d'armes biologiques relâche dans l'atmosphère des microbes de charbon, faisant une centaine de morts. Sverdlovsk fait partie des villes qui travaillent dans le secteur nucléaire et bactériologique de l'Union soviétique. 

"Le plus gros laboratoire d'armes biologiques de Biopreparat fut actif sur l'Île de Vozrojdénia en Mer d'Aral. C'était ici que, selon les documents parus, des spores de la maladie du charbon et le bacille de la peste bubonique ont été placés dans des armes et stockés. En effet, depuis 1988, des scientifiques ont transféré de Iekaterinbourg à l'île des bactéries pour qu'elles y soient enterrées. La principale ville de l'île était Kantubek, qui est aujourd'hui en ruines, mais dont la population s'est autrefois élevée à 1 500 habitants. Les employés du laboratoire abandonnèrent l'île en 1992. Biopreparat fut dissous après la chute du régime communiste."

https://fr.m.wikipedia.org/w/index.php?title=Biopreparat&wprov=rarw1

" L’île de Vozrojdénia ou île de la Renaissance (en russe : Остров Возрождения, Ostrov Vozrojdénia) est une péninsule, considérée comme une île avant 2002, en mer d'Aral. Administrativement, l'île est partagée entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. Elle abrita des années 1950 au début des années 1990, un laboratoire de recherche soviétique. "

https://fr.m.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%8Ele_de_Vozrojd%C3%A9nia&wprov=rarw1

" Ken Alibek, de son vrai nom Kanatjan Alibekov (en russe : Канатжан Алибеков, en kazakh : Қанатжан Әлібеков), né en 1950, est un biologiste. Il est durant plusieurs années le directeur adjoint de Biopreparat, officiellement un service fédéral de recherche pharmaceutique en Union soviétique, mais en réalité une unité responsable du programme de recherche d'armement biologique soviétique. Après la chute de l'URSS, il s'installe aux États-Unis en 1992."

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ken_Alibek

" Le Centre national de recherche en virologie et biotechnologie VEKTOR, aussi nommé institut VEKTOR est un centre de recherche biologique de très haut rang situé à Koltsovo en Russie. Il est placé au même niveau que les CDC et le US Army Chemical and Biological Defense Command." " Fondé en 1974" à Koltsovo. 

https://fr.m.wikipedia.org/w/index.php?title=Centre_national_de_recherche_en_virologie_et_biotechnologie_VEKTOR&wprov=rarw1

"Koltsovo (en russe : Кольцово) est une commune urbaine de l'oblast de Novossibirsk, en Russie, qui a le statut de cité scientifique."

14 mars 2017

France : l'Institut Pasteur objet d'une enquête pour trafic de virus

France : Trafic de virus : l'Institut Pasteur visé par une enquête

"Manipulation et transport clandestin d'échantillons de virus dangereux, perte de tubes contenant des bactéries potentiellement mortelles, ordinateurs volés pouvant stocker des données confidentielles à risque…», le Parisien liste les chefs d'accusation qui pèsent sur l'Institut Pasteur.."

«Le 11 octobre 2015, une scientifique de l'Institut Pasteur de Corée a transporté clandestinement, à bord d'un vol Séoul-Paris, trois tubes d'échantillon de Mers Coronavirus, un virus potentiellement mortel, transmissible par le chameau et apparu pour la première fois en 2012 au Moyen-Orient», explique l'enquête. «Le virus, soigneusement rangé dans une petite boîte bleue de produit cosmétique, est resté ensuite sur l'étagère du bureau d'un chercheur de l'Institut sans aucune précaution sanitaire, du 16 au 23 octobre. Tout ceci en dépit des règles nationales strictes du Code de la santé», raconte le Parisien."

"L'affaire «n'a été révélée qu'un an plus tard par une fuite opportune dans la presse coréenne»."

"L'erreur est de ne pas avoir effectué de déclaration auprès de l'ANSM (l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) avec laquelle nous travaillons ensemble pour améliorer les choses», se justifie Christian Bréchot, le directeur général de l'institut, dont le mandat a été renouvelé en 2016, alors que les statuts de l'institut ne l'autorisent pas. «Une défense qui n'a pas satisfait l'ANSM, à l'origine de l'enquête préliminaire confiée aux policiers de la direction régionale de la police judiciaire», relève le Parisien".

"en 2014, déjà, l'Institut Pasteur avait égaré près de 2 500 tubes de SRAS, une maladie infectieuse, et ne s'est pas pressé pour le signaler…"

https://www.liberation.fr/france/2017/03/08/trafic-de-virus-l-institut-pasteur-vise-par-une-enquete_1554149/

"Crise à l'institut Pasteur : incidents en série avec de dangereux virus" 

+ *Professeur de pathogénèse microbienne, Stewart Cole est depuis le 2 janvier 2018 Directeur général de l’Institut Pasteur.
Le Professeur Cole a travaillé 24 ans comme chercheur et chef de groupe à l’Institut Pasteur, et a également occupé divers postes de direction de la recherche. Il a été Directeur des Technologies Stratégiques, puis Directeur Scientifique. Il a également été Directeur Général par intérim de l’Institut Pasteur de Paris en 2005.
Le Professeur Cole est membre de l’EMBO, membre de la Royal Society, Royaume-Uni, et membre associé de l’Académie Nationale de Pharmacie, France."
https://research.pasteur.fr/fr/member/stewart-cole/

+ "Dr. Odette Tomescu-Hatto est nommée directrice des Affaires internationales de l’Institut Pasteur par décision du conseil d’administration de l’Institut Pasteur le 11 octobre 2023. Elle prendra ses fonctions en janvier 2024.

Dr. Odette Tomescu-Hatto est docteure en Science Politique / Relations internationales à Sciences Po Paris et titulaire d’un Master of Sciences MSc de l’Université de Montréal, ainsi que d’une licence en affaires publiques de l’Université de Bucarest. Dr. Odette Tomescu-Hatto est également professeure associée à Sciences Po Paris où elle enseigne depuis 20 ans les relations internationales et la diplomatie publique.

Elle sera chargée de développer les coopérations scientifiques et de piloter les partenariats au niveau international, mais aussi de contribuer à l’élaboration de projets conjoints avec les autres membres du Pasteur Network. Dr. Odette Tomescu-Hatto sera membre du comité de direction et du comité exécutif de l’Institut Pasteur.

Selon le Professeur Stewart Cole, directeur général de l’Institut Pasteur : « L’Institut Pasteur mène ses missions à l’international depuis sa création en 1887. Ses partenariats stratégiques et coopérations de recherche sont guidés par une politique d’ouverture qui met l’excellence scientifique au centre des collaborations à l’échelle internationale.

Entre 2016 et 2018, Dr. Odette Tomescu-Hatto a été responsable du département des relations internationales à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) où elle a coordonné, plusieurs partenariats stratégiques dans le domaine de la santé mondiale en lien avec l’Organisation Mondiale de la Santé, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) et l’Agence française de développement (AFD)."

https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/odette-tomescu-hatto-est-nommee-directrice-affaires-internationales-institut-pasteur


07 mars 2017

Angleterre : Des enfants de 3 à 14 ans, placés expédiés dans tout le Commonwealth ont subi la maltraitance et les abus sexuels.


#Angleterre - 2017 - "Des enfants de 3 à 14 ans, placés dans des institutions publiques ou religieuses car orphelins ou issus de familles très modestes, ont été envoyés vers des pays du #Commonwealth – #Australie principalement mais aussi #Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du sud et #Zimbabwe – sans le consentement de leurs familles pour certains d'entre eux, des années 1920 à 1970 environ".
"Ils sont plus de 100.000 à avoir été envoyés, #enfants, à l'autre bout du monde, où ils ont subi à
"David Hill, 71 ans, auteur du livre "The Forgotten Children" ("Les Enfants oubliés") est l'un d'entre eux. Envoyé en Australie, Nouvelle-Galles du Sud en 1959 avec ses deux frères, il a témoigné ce lundi sur ce qu'il a vécu à la Fairbridge Farm School de Molong.
Comme David Hill, Derek Moriarty a vécu à de Molong. Il a raconté à la BBC l'enfer qu'il a connu au sein de l'institution. Il dit avoir été violenté par le directeur de l'établissement de l'époque et agressé sexuellement par un membre de l'encadrement : "J'avais 9 ou 10 ans, je n'ai pas compris." 
Après s'être échappé de l'établissement, Derek Moriarty a souffert de dépression et a mis des années à retrouver la trace de sa famille au Royaume-Uni."

"Pour l'avocat d'Oliver Cosgrove, un autre survivant qui a témoigné ce lundi, le fait que ces faits se soient produits il y a plusieurs décennies ne doit pas être un argument : "Quand a-t-il été acceptable d’abuser physiquement, émotionnellement et sexuellement des enfants ? Ça ne l'est pas aujourd'hui, ça ne l'était pas à l'époque, ça ne le sera jamais."

"Un rapport parlementaire de 1998 avait établi que les abus subis par les enfants envoyés en Australie étaient systématiques."
Article Nouvelobs
https://www.nouvelobs.com/monde/20170227.OBS5858/l-enfer-oublie-des-enfants-britanniques-envoyes-a-l-autre-bout-du-monde.html


2017 - " «Chaque enfance dure toute une vie. Chaque enfant cassé, brisé, devient un adulte abîmé.» David Hill, 71 ans, est un de ces adultes. Historien reconnu, très impliqué dans la vie publique australienne, il témoigne ce lundi dans une enquête sans précédent au Royaume-Uni – et peut-être dans le monde – sur des abus sexuels commis sur des enfants.
Il est l’un des premiers témoins appelés à s’exprimer dans le cadre de l’Independent Inquiry Into Child Sexual Abuse (IICSA), une gigantesque enquête indépendante sur des abus sexuels commis sur des enfants britanniques. "

"L'enquête, qui ne tient pas lieu de tribunal mais permet d'établir, en public, un maximum de faits, devrait durer cinq ans et aborder des affaires d'abus sexuels qui se seraient déroulés notamment dans des écoles, des hôpitaux, des orphelinats, des institutions religieuses ou militaires, ainsi que des possibles tentatives de dissimulation par les autorités."

" Entre 1946 et 1974, le Royaume-Uni a envoyé entre 7 000 et 10 000 enfants isolés vers l'Australie. Il s'agit là de la dernière vague d'un pan de l'histoire coloniale et post-coloniale britannique souvent négligé. Et sur une période de trois cent cinquante ans, jusqu'en 1974, environ 350 000 enfants britanniques ont été exilés vers le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Rhodésie du Sud (aujourd'hui le Zimbabwe) ou l'Australie. «Il s'agissait d'un programme supposé peupler l'empire avec un bon stock de Britanniques blancs, a expliqué à l'audience Imran Khan, un des avocats des #victimes. Il a mené à l'abus physique, émotionnel et sexuel d'un nombre incalculable d'enfants, à des milliers de kilomètres de leurs familles.» Ces enfants ont été envoyés dans des institutions souvent isolées, gérées par des ordres religieux, et se sont retrouvés contraints à des travaux forcés, battus, violés. Ces enfants étaient recrutés par des institutions religieuses, catholiques ou anglicanes, ou des organisations caritatives comme Barnardo’s ou The Fairbridge Society. "
Ces enfants n'étaient pas tous orphelins : certains étaient issus de familles monoparentales, beaucoup de familles très pauvres. Des enfants ont été exilés sans même le consentement formel des parents, et laissés dans l'illusion qu'ils étaient orphelins. Et beaucoup ont été l'objet d'une «dépravation inacceptable» et d'«abus sexuels systématiques», a souligné une autre avocate, Henrietta Hill.

https://www.liberation.fr/planete/2017/02/27/abus-sexuels-sur-des-enfants-une-histoire-oubliee-du-colonialisme-britannique_1551412/

#pédocriminalité #luttecontrelapédocriminalité #corruption #luttecontrelacorruption