23 août 2026

Affaires sociales : corruption dans la magistrature : comment attribuer une rétribution à soi-même ou à des proches.


Une affaire de corruption dans la magistrature :  juge des tutelles 

"Attendu cependant que les relations d’intimité notoire qu’un juge des tutelles entretient avec un gérant de tutelle alors qu’il est chargé, dans l’intérêt des majeurs protégés, de le désigner, de fixer sa rémunération et de contrôler strictement sa gestion, sont de nature à faire suspecter gravement son indépendance et son impartialité lorsqu’il lui accorde systématiquement des émoluments abusifs ;

Attendu que Mme X, juge d’instance à V, fit inscrire en 1993 sur les listes de gérants de tutelle M. Y, avec lequel elle vivait depuis plusieurs mois ; qu’elle le protégea d’interventions des chefs du tribunal de grande instance ; qu’elle suggéra à d’autres juges des tutelles de le commettre notamment en présence d’un patrimoine d’une certaine consistance, que lorsqu’il fit l’objet, en janvier 1997, d’une procédure pénale, manquant à la délicatesse, elle prit sa défense auprès de collègues en charge du dossier ;

Attendu que pour garantir à M. Y les ressources nécessaires à l’exercice d’une activité de plus en plus développée, devenue éminemment rentable, elle choisit de lui confier prioritairement des tutelles d’État plus rémunératrices ainsi que, de préférence à une association également inscrite sur les listes, celles concernant les personnes les plus fortunées ; qu’elle consentit systématiquement des dépassements anormaux d’honoraires ; qu’elle l’autorisa même à prélever des sommes par anticipation sur des émoluments éventuels ;

Attendu que Mme X a ainsi manifestement et pendant plusieurs années manqué aux devoirs de son état et ce d’autant plus gravement qu’elle avait en charge les intérêts de majeurs protégés qu’elle a subordonnés à ceux de son concubin ; que ce comportement, contraire à l’honneur, justifie la révocation de l’intéressée ;

Par ces motifs,

Vu les articles 43 et 45, 7°, de l’ordonnance du 22 décembre 1958,

Prononce la révocation sans suspension des droits à pension de Mme X."

" Détournements d’assurances-vie, pratique courante de comptes-pivots, mise sous tutelle abusive... En France, près d'un million de personnes sont placées sous protection juridique (tutelle, curatelle ou mesure de sauvegarde judiciaire). Un chiffre en constante progression. Or, les négligences, les escroqueries, les abus sont là aussi de plus en plus fréquents.

Un tuteur a quasiment tous les pouvoirs, explique Valérie Labrousse, auteure du livre Les Dépossédés, enquête sur la mafia des tutelles. Il gère l’argent de poche de son protégé, ses moyens de paiement, paye ses factures d’électricité, son loyer ou sa maison de retraite, gère son patrimoine et peut même vendre sa maison.

Parmi les dysfonctionnements du système des tutelles, on dénombre de nombreux cas de négligences de la part des tuteurs. Certains "oublient" par exemple de donner de l’argent de poche à la personne placée sous leur protection, ou estiment qu’elle n’en a pas besoin, parce qu’elle vit dans une maison de retraite. Sans argent, ces personnes ne peuvent plus se payer leur abonnement à leur revue préférée, ou s’acheter à manger pour celles qui habitent encore chez elle.

 La journaliste Valérie Labrousse a découvert "un réseau immense d'évasion de meubles de majeurs protégés en Normandie". 

Un hôpital bénéficiaire d'une assurance-vie
Jérôme Brugère président de l'Aidab, association d’information et de défense des assurés et des bénéficiaires, s'occupe de nombreux cas de spoliation. L'un d'entre eux l’a particulièrement marqué : "Deux enfants se sont manifestés parce qu'ils n'avaient perçus aucun centime suite au décès de leur père." Après enquête, Jérôme Brugère constate que le père a fait un séjour à l'hôpital psychiatrique, lequel avait fait le choix, pour lui avantageux, de se mettre bénéficiaire des contrats. Plus grave, encore, selon le juge : l'assureur avait accepté le bénéfice du contrat. C’est-à-dire qu'en acceptant le contrat, il était devenu impossible de modifier la clause bénéficiaire pour une tierce personne. En l’occurrence, les deux enfants.

 les personnes sous tutelle peuvent difficilement contester leur tuteur, du fait de son pouvoir de gestion de leur argent. "Comment faites-vous pour demander à votre tuteur de vous permettre de payer un avocat qui devrait porter plainte contre lui, s'interroge la journaliste Valérie Labrousse. Idem si vous voulez bénéficier de l’aide juridictionnelle : c'est le tuteur qui détient les papiers nécessaires à la constitution du dossier pour désigner un avocat."" 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/negligences-abus-escroqueries-les-derives-des-tutelles-en-france_2516649.html


19 août 2026

Suisse : Patrick Frei, député, mis en détention pour abus sexuels sous sédation de deux compagnes et une mineure

"Patrick Frei, un ancien député suisse, est accusé d’avoir drogué et agressé sexuellement son ex-femme à 140 reprises tout en filmant ses actes. Il aurait répété ce procédé avec une Polonaise et la fille de celle-ci, âgée de 15 ans."

"Patrick Frei aurait drogué, filmé et agressé sexuellement son ex-femme, entre décembre 2008 et la séparation du couple en août 2021. Cet ancien député cantonal suisse sous la bannière UDC (Union démocratique du centre) est également accusé d’avoir répété ce procédé avec une aide-soignante Polonaise qu’il avait accueillie chez lui à l’été 2022, ainsi qu’avec la fille de cette dernière. Il figurerait lui-même sur certains de ces clichés."

"L’acte d’accusation, consulté par la SRF, reproche à l’homme âgé de 57 ans d’avoir drogué son épouse de l’époque avec du GHB ou du GBL, des substances connues comme étant des « drogues de fête » ou des « drogues du viol ». Il aurait également commandé à plusieurs reprises de grandes quantités de sédatifs ou de somnifères sur Internet,"

"L’ancien député a rencontré la Polonaise qu’il aurait également agressée en 2022, en Espagne, environ un an après s’être séparé de son épouse. Ils entretenaient une relation amoureuse et elle gérait également son foyer, où vivait aussi la fille de 15 ans de cette dernière. Il aurait drogué, filmé et agressé sexuellement les deux femmes 44 fois en un an, visant principalement la mineure."

"En septembre 2023, au milieu de la nuit, Iwona L. finit par surprendre son conjoint dans la chambre de sa fille, cachant une lampe et une caméra. Elle contacte la police qui arrête immédiatement le quinquagénaire."

"Patrick Frei fait l’objet de plusieurs chefs d’accusation, notamment des tentatives de meurtre, des viols aggravés, des contraintes sexuelles aggravées, des atteintes sexuelles et des actes sexuels sur mineurs.

L’accusation estime que ces drogues, de puissants sédatifs, faisaient courir un danger de mort aux victimes, pouvant provoquer une overdose et entraîner un arrêt respiratoire mortel même administrées en faible quantité."

"Le Canton a décidé d’expulser les deux femmes hors de Suisse, car Iwona L., qui travaillait pour l’ancien député, désormais sans ressources, aurait obtenu son permis de séjour de manière frauduleuse grâce à un faux contrat de travail."

https://www.leparisien.fr/faits-divers/un-ancien-depute-suisse-poursuivi-pour-avoir-drogue-filme-et-agresse-son-ex-femme-a-140-reprises-la-perpetuite-requise-23-07-2026-4QGPA3FWXVHZ5NWGANBCYRHPLY.php

2026 - "Patrick Frei avait été appréhendé dans le nord de la Suisse en septembre 2023. “Mais ce qu’on lui reprochait concrètement est longtemps resté dans l’ombre”, affirme le titre régional alémanique Aargauer Zeitung. Trois ans plus tard, l’acte d’accusation du ministère public argovien montre à quel point l’affaire était sérieuse."

"Actuellement en détention provisoire, cet ancien député au Grand Conseil cantonal d’Argovie et membre du parti de droite populiste Union démocratique du centre (UDC) est notamment poursuivi pour viols, contraintes sexuelles, actes d’ordre sexuel avec des enfants et tentative de meurtre. Le parquet d’Argovie a requis la perpétuité contre lui."

https://www.courrierinternational.com/article/societe-un-ancien-elu-suisse-accuse-de-multiples-viols-et-agressions-sexuelles-sous-soumission-chimique_252486

12 août 2026

Victimes : Frédéric Pommier, journaliste, témoigne des abus subis dans son enfance par des proches de sa famille

Frédéric Pommier, journaliste et auteur, révèle dans une autobiographie intitulée "Derrière les arbres" les agressions sexuelles subies dans son enfance. Elles ont été perpétrées par des personnes de confiance ou supposées l'être.

Extrait : p 53 "L'homme s'arrête de marcher. L'enfant fait de même tandis sue, devant eux, sur un chemin de terre, sa tante et son oncle, qui est aussi son parrain, continuent d'avancer. L'enfant passe régulièrement des vacances chez eux. Ils le ramèneront chez lui dans la soirée, après cette journée avec leur ami en veste grise. "On s'est rencontrés à la fac, à expliqué son parrain pendant le trajet. (...) Il [l'ami] ne savait pas que l'enfant serait là. Il a lancé : "Ça, c'est une jolie surprise !" Puis il a proposé une balade en forêt avant le déjeuner. Toujours à l'arrêt au milieu du chemin. L'homme en veste balaye du regard la "jolie surprise ". (...) L'homme ne le quitte pas des yeux du déjeuner. "

P56 "Ça te dirait que je t'emmène faire un petit tour ?" L'enfant ne sait que répondre, mais l'oncle et la tante n'y voient pas d'inconvénient. L'homme se lève de table, fait signe à l'enfant de le suivre. Une fois dehors, il le prend par la main. "Je vais te montrer ma maison !". L'enfant n'est pas inquiet. (...) l'enfant perçoit que l'homme voudrait qu'il presse le pas. (...) "allez, dépêche toi" La maison est cachée derrière les feuillages à l'extrémité du jardin. L'homme lui fait rapidement visiter les lieux. Puis il le conduit dans une pièce aux volets fermés où, subitement, il se montre plus directif. Vigoureusement. Il pousse l'enfant, il le pousse contre un mur. Dos collé au mur, l'enfant ne peut plus bouger. (...) L'homme vient alors plaquer sa main gauche sur les lèvres de l'enfant, en même temps qu'il glisse la droite sous son short. Puis il retire la gauche, susurre "tu es si joli" et l'embrasse de force à plusieurs reprises en lui enfonçant la langue au fond de la gorge. (...) Il [le papillon au plafond] voit (...) 'homme baisser le short et le slip de l'enfant, l'homme, nerveux, tripoter le sexe de l'enfant qui ne sait plus comment on fait pour respirer. Soudain, il pousse un cri. L'homme lui a introduit son index dans l'anus et entame des va-et-vient avec son doigt. Il [l'enfant] balbutie " arrête ". L'homme abandonne son cul puis, après avoir précipitemment ouvert la braguette de son pantalon, lui ordonné d'ouvrir la bouche. (...). L'homme enfin lui libère la bouche. (...) Quand il les rouvre [ses yeux], l'homme est en train d'agiter sa verge près de son visage. (...). L'homme lui lèche les pommettes, les yeux, les cheveux. Il lui lèche la bouche, lui aspire la bouche, lui lèche le dessus des lèvres, lui lèche le nez, fourré le sien dans son cou. Il lui lèche le cou, retourne sur les yeux, il embrasse ses yeux, il avale ses larmes. L'homme sourit à l'enfant en se rebraguettant. "C'était drôlement sympa, mais il ne faut surtout pas que tu racontes ça, d'accord ? Les gens seront jaloux. Ou ils te croiront pas. Autant rien dire, tu vois. Ce sera notre secret, notre secret à tous les deux". (...) Avant de quitter la pièce, il sort un mouchoir en tissu de sa poche. Il le déplie en grand, essuie méticuleusement le visage de l'enfant (...)."

Christophe de Balorre (LR), président du conseil départemental de l’Orne, et Joaquim Pueyo, ancien député-maire PS d’Alençon.

Joaquim Pueyo peut-il continuer à exercer son mandat de conseiller départemental de l’Orne ? La question se pose depuis la sortie du livre de Frédéric Pommier. Le journaliste, originaire d’Alençon, dévoile comment il a été violé à quatre reprises pendant son enfance. Dont une fois par une figure politique normande.
S’il ne donne jamais de nom, plusieurs éléments permettent de reconnaître Joaquim Pueyo. L’ancien maire d’Alençon (2008 - 2017 ; 2020 - 2026) et député de l’Orne (2012 - 2020) a été auditionné puis confronté avec l’auteur du roman, début 2026.
Les faits dénoncés auraient été commis à Livaie, commune de 200 habitants, située au nord d’Alençon, au domicile du mis en cause. Frédéric Pommier a 7 ans à l’époque, Joaquim Pueyo, 32. Le premier est né en 1975, le second en 1950, ce qui daterait les faits à 1982.

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/pedocriminalite/viol-de-frederic-pommier-le-president-de-lorne-invite-joaquim-pueyo-a-prendre-ses-distances-avec-linstitution-74281a3a-3d8e-11f1-9f14-5006fd1ed889



06 août 2026

Brive-la-Gaillarde : Alexandre Ribes, gérant d'un centre équestre, condamné pour abus sexuels sur des élèves mineures



2023 - "Les faits les plus anciens remontent à presque vingt ans. Le gérant d’un centre équestre de Brive-la-Gaillarde a été mis en examen et placé en détention provisoire pour viol et agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans" L’homme âgé de 39 ans avait été interpellé après les plaintes de sept femmes pour des faits de nature sexuelle commis entre 2004 et 2018, « à l’époque où elles étaient membres du club ou y accomplissaient une formation », a détaillé la procureure Emilie Abrantes.
Le mis en cause, « inconnu des services judiciaires », a contesté les faits durant sa garde à vue. Il a été mis en examen pour « viol sur mineur de moins de 15 ans », « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité », « agression sexuelle par personne abusant de l’autorité qui lui confère ses fonctions » et « harcèlement sexuel », et placé en détention provisoire."
https://www.20minutes.fr/justice/4027212-20230309-correze-directeur-centre-equestre-ecroue-viol-mineur

2026 - "Gérant du centre équestre "L'Éperon des Crêtes" à Brive, Alexandre R. est visé par les plaintes de cinq femmes, mineures au moment des faits. L'interpellation, au printemps 2023, de cet homme alors âgé de 39 ans avait fait grand bruit. Il est présenté à la cour criminelle départementale de Corrèze à compter de ce mardi 26 et jusqu'au vendredi 29 mai.
Les faits jugés, durant ces trois jours, au sein du palais de justice de Tulle, se seraient déroulés entre 2004 et 2018. Période durant laquelle les plaignantes étaient membres ou en stages au sein de ce club équestre, l'un des plus importants de l'ex-région Limousin. Certaines n'avaient alors que 12 ou 13 ans."
https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/brive/accuse-de-viols-et-d-agressions-sexuelles-sur-mineurs-un-moniteur-de-centre-equestre-devant-la-justice-3356740.html

2026 - "Alexandre Ribe, gérant du centre équestre de l’Éperon des crêtes, à Brive, a été condamné à 10 ans de prison pour des faits de viols et d’agressions sexuelles commis sur des mineures entre 2004 et 2018."
https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde-19100/actualites/viols-et-agressions-sexuelles-a-l-eperon-des-cretes-ce-qu-il-faut-retenir-de-la-condamnation-d-alexandre-ribe_14995354/

"Déjà incarcéré depuis deux ans, le coach d’équitation doit également faire l’objet d’un suivi sociojudiciaire durant cinq ans après sa sortie de prison, précise France 3 Nouvelle-Aquitaine."
https://www.leparisien.fr/faits-divers/un-coach-dequitation-condamne-a-dix-ans-de-prison-pour-viols-et-agression-sexuelle-sur-mineures-en-correze-30-05-2026-C6PXAIKSSNALLCM5ZH3YC6KPB4.php

Rouen : les anciens élèves de l'école Jean-Baptiste-de-la-Salle constituent un collectif de plaintes contre les violences physiques, morales et sexuelles subies dans l'établissement

 


"Un collectif d'anciens élèves d'établissements du réseau catholique des Lasalliens s'est constitué pour dénoncer des violences physiques, morales et sexuelles. Philippe Auzenet, cofondateur et ancien élève de l'école catholique Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen (Seine-Maritime) dans les années 1960, nous livre son témoignage."

Le Normand d'origine, âgé de 73 ans aujourd'hui, dit avoir subi des violences au sein de l'établissement privé catholique sous contrat Jean-Baptiste-de-la-Salle à Rouen, dans les années 1960. Il a depuis cofondé un collectif de victimes et a lancé un appel à témoignages national.

"Deux grands, qui avaient cinq ans de plus, ont jeté leur dévolu sur moi. Ils m'ont isolé dans un coin du préau et m'ont ficelé comme un saucisson, je me souviens encore de la corde. Ils m'ont pendu par les pieds, ils ont été jusqu'à mettre un bol sous ma tête, ils ont sorti des couteaux de boucher et ils ont fait semblant de m'arracher les yeux, comme on faisait pour les lapins quand on voulait les tuer dans les fermes normandes. Pour moi c'était terrible, ça m'a brisé."

Si Philippe Auzenet subira uniquement des violences physiques, d'autres élèves rouennais témoignent aussi de violences sexuelles et de viols au sein de l'établissement. "Je le sais maintenant depuis peu, il y avait quatre prédateurs dans l'établissement", dévoile-t-il. "Eux commettaient des violences sexuelles, des viols, et des attouchements pendant les confessions, puisqu'il y avait l'aumonier principal qui était le premier prédateur, suivi du sacristain, un frère et le chef cuisinier."

Le cofondateur du collectif avait pris contact avec l'académie de Rouen qui avait transmis son signalement au procureur.

La congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes qui gère le groupe scolaire, nous a assuré via un communiqué de presse rédigé par ses avocats, avoir "pris très au sérieux la constitution d'un collectif de plaignants". 

Les témoignages auprès du collectif proviennent de toute la France.

https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/temoignage-j-ai-ete-tue-a-sept-ans-violences-a-l-ecole-catholique-jean-baptiste-de-la-salle-un-ancien-eleve-raconte-le-cauchemar-qu-il-a-vecu-3293619.html

"Coups, punitions corporelles avec immobilisation du corps pendant des heures, humiliations", décrit Philippe, co-fondateur du collectif. "On met les gens dans les poubelles, on les accroche à des porte-manteaux", poursuit-il. "Il y avait aussi des actes sexuels sur des enfants de 8 à 15 ans", ajoute-t-il.
"La congrégation des Frères des écoles chrétiennes, fondée au 17e siècle par Jean-Baptiste de La Salle, dispose aujourd'hui de 150 écoles dans tout le pays. Dans un communiqué daté de ce dimanche 1er février 2026, la congrégation tient "à redire avec gravité et respect sa pensée la plus profonde à l'égard de toutes les personne qui ont été victimes, par le passé, de violences, d'abus ou d'atteintes psychologiques ou sexuelles commises par des membres de l'institution". Elle rappelle aussi avoir mis en place une cellule dédiée dès 2014 et avoir effectué, dans ce cadre, trois signalements en justice depuis 2022."
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/d-anciens-eleves-denoncent-des-violences-au-sein-des-etablissements-de-la-congregation-des-freres-des-ecoles-chretiennes-3139741

"Dans une interview accordée à Legend, François Hollande a évoqué son passage en primaire dans une école lasallienne de Rouen, où il dit avoir reçu des châtiments corporels. Un témoignage qui tombe alors que 53 établissements du réseau sont visés par des accusations de violences physiques et sexuelles."
"Alors que le collectif MVR (Mémoire Vérité Reconnaissance) recense 300 témoignages d’anciens élèves disant avoir subi des violences physiques et sexuelles dans les écoles La Salle, le nom de François Hollande apparaît.  Il parle alors de sa scolarité dans un de ces établissements, à Rouen, où il affirme avoir vu et vécu certaines de ces violences. 
Les témoignages décrivent aussi un silence des parents : “c’était une autre façon d’éduquer, les parents disaient rien, mais ils avaient tort d’ailleurs”, déduit l’ancien chef de l’État."
https://www.lamontagne.fr/rouen-76000/faits-divers/chatiments-corporels-claques-agressions-francois-hollande-temoigne-de-son-enfance-dans-une-ecole-catholique_15026651/