Comme beaucoup de mes concitoyens j'ai parfois commis des erreurs, fait confiance alors que je n'aurais pas dû, dépensé en pensant que la paye était au rendez-vous et subi des abus de pouvoir.
J'ai subi des moqueries et médisances. Pourtant les moqueur/se/s ne sont pas exempts de reproches dans leur gestion personnelle et devraient le reconnaître, par honnêteté.
Je n'avais jamais eu de problème particulier avec ma banque avant mon séjour en région parisienne.
J'avais un compte à la Caisse d'épargne du Limousin avant de partir. Je l'ai regretté en vivant sur Paris dès les premiers mois. Je ne pouvais pas gérer mon compte depuis Paris, juste consulter mon solde. Quand j'ai demandé des éclaircissements, on m'a répondu que la Caisse d'épargne fonctionnant par région, il fallait être dans la région d'ouverture pour pouvoir le gérer. Lors de mon premier déplacement dans ma région j'ai fermé mon compte... après avoir réglé les tracas dûs à ce fonctionnement.
J'avais évidemment ouvert un compte dans une autre banque, nationale, pour y faire verser mes salaires.
Les conditions pour ouvrir un compte étaient : habiter ou travailler dans la même zone géographique que l'agence bancaire et fournir bulletin de salaire ou contrat de travail de préférence en cdi ou fonctionnaire, justificatif d'identité et d'adresse.
J'ai ouvert mon compte dans l'agence située en face de mon lieu de travail, dans la même banque que mon employeur. Ce jour là l'ordinateur buggait. J'étais en intérim et la conseillère bancaire n'avait jamais vu de contrat d'intérim, elle ne savait pas en quoi ça consistait. Je lui ai expliqué.
Hébergée à Boulogne (92) quelques mois plus tard, je transfère mon compte dans l'agence la plus proche de mon domicile. Je suis passée de conseiller en conseiller tous les trois mois je crois, certains cherchant à me fourguer des contrats d'assurance à tout prix quitte à signer à ma place. Un appel de l'assureur sur mon portable m'a alerté en disant qu'il n'y avait pas la provision sur mon compte pour le prélèvement. Je l'ai rappelé pour lui dire sue j'avais refusé de souscrire justement pour cette raison, ce n'était pas le moment propice pour souscrire un tel contrat. Il s'est excusé pour l'embarras et à résilié le contrat. La banque a changé mon conseiller. La conseillère fautive était étonnée que je contrôle l'état de mon compte. Premier contact avec Boulogne... assez significatif.
Dans le package souscription, il y avait un crédit à la consommation d'un établissement sous contrat avec la banque. Je l'avais utilisé je ne sais plus pour quoi. Les mensualités étaient de 75€. Pourtant j'ai remarqué que l'organisme prélevait plusieurs fois la somme dans le même mois.
J'ai demandé des explications à mon conseiller. J'ai découvert que pour qu'une opération passe sur mon compte, il devait cliquer pour valider. Alors lui, il cliquait sur les prélèvements de son associé et rejetait, refusait des paiements qui auraient dû être honorés. Je lui ai fait la remarque en disant qu'il abusait de son pouvoir, qu'une mensualité portait ce nom parce qu'elle ne se produisait qu'une seule fois par mois.
Mon compte s'est donc trouvé rapidement à sec alors que je devais payer mon loyer. Pour arranger le tout, mon employeur ne m'a pas payée ce mois là... le courrier contenant mon chèque de paye se serait égaré... Bizarre.. Habituellement ils payaient par virement. Il s'agissait de BVA l'institut de sondage dont le siège était à Boulogne.
Le rejet de paiement a pour effet de doubler le montant dû en raison des "frais de gestion" appliqués par la banque qu'on appelle agios et frais de rejet. J'ai dit à mon conseiller que je n'appréciais pas qu'il saboté mon compte pour enrichir ses copains et me fabrique de toute pièce une interdiction bancaire.
Je lui ai demandé comment arrêter l'hémorragie. Il me répond qu'il faut faire opposition sur tous les paiements et prélèvements, un "gel" du compte en l'État pendant une certaine durée. J'accepte et je souris : ses copains ne pourront plus prélever quoi que ce soit.
Réaction immédiate de l'organisme de crédit à la consommation = société Alterna : appel téléphonique d'insultes. J'ai cru que le gars allait faire une crise d'apoplexie. Il écumait de rage.
Je lui dit qu'étant donné la situation il va devoir attendre.
Alors il me dit qu'on peut peut être s'arranger, puisque je suis une femme, que les femmes ont une certaine facilité à se procurer de l'argent...